06/04/2015

Rennes-les-Bains La Calina une action solidaire pour les Rennois

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Elles ne sont plus brioches, mais calina (prononciation calino) qui aura eu la bonne idée de placer le département de l'Aude à l'honneur de ses richesses et de ses produits. 

Aussi, cette vente traditionnellement au bénéfice de l'AFDAIM aura-t-elle rencontré cette année un excellent écho auprès de la population. Des brioches qui n'en sont plus, mais qui deviennent gâteau.. « la Calina e l'Aude deven gatèu » auront pu, à l'occasion du 60e anniversaire la faculté d'intéresser plus encore.

C'est au sein de l'agence postale-point tourisme que Marcelle Delmas, 2e adjointe de Rennes les Bains a vendu ce jeudi matin une bonne trentaine de brioches, craignant la rupture de stock, elle nous  déclarait  « Cette année, un engouement tout particulier est observé pour cette action traditionnelle de solidarité envers les hirondelles, et j'en suis très contente !. Les temps sont durs, mais les rennois connaissent la valeur des choses, la solidarité, ils y adhèrent à 120 %.... Jamais ils n'oublient que le village a fait l'objet d'un grand élan de solidarité lors de la crue de la Sals, c'était le 26 septembre 1992... »

 

05/04/2015

Rennes-les-Bains Parents d'élèves, paysans, élus tous souhaitent le maintien de leur classe à Renne sles bains

 

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Il y a eu une bonne dizaine de tracteurs qui étaient stationnés ce jeudi à midi à Rennes les Bains. Il n’y a eu peut être effectivement un peu moins que annoncé, mais la mobilisation était là présente et palpable. A côté des paysans, les élus, représentants leur municipalité de Bugarach, Sougraigne et Rennes les Bains étaient également présents. 

 

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Malgré la re-dynamisation du territoire, nos élus sont désespérés 

Les élus, sans cesse aux côtés des parents et paysans dans leur démarche ont tous écrit un courrier à l’inspectrice d’académie dans lequel ils souhaitaient dire combien la mesure de suppression d’une classe était à l’opposé de la revitalisation de leur territoire. 

Jérôme Rousset, Maire de Sougraigne décrivait l’affaiblissement pédagogique engendré par la suppression de cette classe qui ne résoudrait pas les difficultés scolaires des élèves. Il dira combien l’élu local est désespéré lorsqu’il jette toutes ses forces dans la bataille  pour développer  sa zone rurale. Lorsque des logements permanents ou des terrains à bâtir sont mis à disposition. Lorsque, dira-t-il la mayonnaise prend ce qui signifie que des familles s’installent et qu’un des premiers critères s’oriente vers la présence d’une école à proximité. « 7 terrains à bâtir et des maisons en construction illustrent mes propos. « L’école primaire est le premier équipement public de proximité qu’il faut avoir et par là-même le dernier qui doit disparaître. La trésorerie de Rennes les Bains partie à Couiza, on l’a supporté, mais on ne supportera pas le départ de nos écoles ». J.-P. Delors, Maire de Bugarach rajoutait aux propos de son homologue sa demande à ce que les effectifs soient comptabilisés sur plusieurs années et qu’une moyenne soit prise en compte car elle refléterait la réalité du terrain, à savoir d’une région qui ne se meurt pas du tout, mais qui au contraire se dynamise. Un moratoire sur trois ans était également demandé. Dominique Bonnel, représentant la Municipalité de Rennes les Bains tenait à insister sur le fait que des nouveaux résidents s’installent.. Des européens travaillant aux thermes ou des jeunes mamans avec des enfants sans cesse nous contactent pour repeupler la région, c’est une réalité.

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Non au désert rural 

Les représentants des paysans tenaient pour leur part à dire encore combien ils étaient tout à la fois solidaires des autres écoles dont les classes sont menacées, mais  dire également combien la révolte gronde.. Autant dire qu’ils seront totalement suspendus à l’avis de ce mardi 7 avril, mais également du 28 avril prochain. « nous refusons le désert rural » n’hésiteront-ils pas à clamer, tout en soulignant à nouveau leur détermination.

 

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Demain vendredi à 17heures, une délégation de six personnes sera reçue à l’inspection académique. Ce sera peut-être la dernière intervention du monde rural concerné avant que l’avis consultatif du Comité Technique Spécial Départemental ne soit transmis au Conseil Départemental de l'Education Nationale qui prendra sa décision finale le 28 avril prochain.

 

 

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04/04/2015

Rennes-les-Bains Le monde paysan du RPI Bugarach, Fourtou, Sougraigne et Rennes les Bains se mobilise pour ses écoles

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Après les parents d’élèves et leurs délégués, c’est le monde paysan qui appelle à la mobilisation.

Ils sont paysans, acteurs du monde rural dans lequel ils vivent, ils défendent cette ruralité. Ils ont fait le pari de développer leur activité professionnelle en zone rurale, ils sont investis dans la vie associative ou politique.. Ils se sont battus pour repeupler ce territoire et ..

« Aujourd’hui, nous dit Armel Rousset –éleveur à Sougraigne, attaché au soin de son troupeau de gasconnes-, nous qui avons fait de nombreux efforts pour re-dynamiser ce territoire isolé, accueillir des familles avec leurs enfants, nous voilà maintenant directement menacés par la fermeture d’une classe. A l’heure où le premier ministre fait de la défense de la ruralité, son cheval de bataille, nous nous interrogeons tous. Est-ce le sens de cette  mesure ? .. Ici, que  nous soyons paysans, parents ou grands-parents d’élèves scolarisés au RPI, comme tous en France nous sommes imposés, nous contribuons au développement économique de notre Pays, comme tous en France, nous avons les mêmes droits concernant l’éducation de nos enfants. Pour nous, cette fermeture de classe est inacceptable, car elle signifie le déclin économique et social de nos vallées.

Nous mettrons tout en œuvre pour aller à l’encontre de ce projet de fermeture, c’est pourquoi nous appelons à la mobilisation.

Et nous invitons ceux qui le désirent à nous rejoindre jeudi à 12h30 à l'entrée de Rennes les Bains, nous serons une bonne quinzaine de paysans, avec notre tracteur et nous opérerons à une réduction de la chaussée..»

 

Des actions crescendo

Mardi 7 avril est une date importante concernant la décision du maintien de la classe de Rennes les Bains et pour la défense de cette ruralité, d’autres actions sont prévues à l’issue.

 

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Mardi soir, à la sortie de l'Ecole, les femmes se sont associées au mouvement de protestation concernant le projet de fermeture d'une classe au RPI « Le rapide du Pic » regroupant Bugarach, Fourtou, Sougraigne et Rennes les Bains.

Elles ont choisi de poser devant l'école avec leur ventre bien rond... 

Résolument féministe, ce mouvement avait pour but d'attirer l'attention sur leur maternité ... potentielle pour infléchir la décision de fermeture d'une classe à l'école de Rennes les Bains. 

L'image que nous retiendrons aujourd'hui sera celle d'une population féminine délibérément jeune et pacifiste qui se mobilise et qui utilise l'image pour crier avec force ses revendications.