29/04/2015

COUIZA : 10e édition de Ferme en ferme sur notre territoire

 

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La 10e édition de l’opération de Ferme en Ferme dans la Haute Vallée de l’Aude et le pays de Sault qui aura lieu le 1er mai, regroupe un territoire très vaste qu’il est impossible désormais de visiter entier tout au long de la journée.

 

Aussi, pour une meilleure organisation, nous avons sélectionné sur le territoire de Couiza des adresses bien sympathiques qui devaient permettre aux visiteurs de saluer l’opération « Bienvenue chez nous » qui donne l’occasion de découvrir la diversité de l’agriculture locale, à déguster les produits de nos fermiers et agriculteurs audois.

 

De Ferme en Ferme se pratique avec quelques précautions : s’il a plu, prévoir des bottes, car dans la campagne qui dit pluie dit « agadou », un imper, des couverts pour les repas ou les gouters, garder le chien en laisse, rester courtois au volant et enfin, prendre précautionneusement une glacière pour conserver frais vos achats éventuels.

 

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En Pays de Couiza, nous avons sélectionné :

Couiza : jardin de la Haute Vallée où un stand de jeu l’après midi avec la ludothèque et des balades à dos d’ânes sont prévus. Il s’agit d’un atelier coopératif où les paysans viennent transformer artisanalement fruits, légumes et plantes pour fabriquer jus, confitures, pâtes à tartiner, sirops : un plein de vitamines.  Animation continue autour de la cuisson d’une confiture et du pressage de pommes, visite des installations et dégustations.

 

Montazels : Domaine St Jacques où Daniel Torregrosa  a transformé l’arrêt sur le chemin de Compostelle en lieu d’accueil privilégié pour non plus les pèlerins mais des visiteurs qui s’enrichiront d’une connaissance élargie sur la vigne, le vin, la blanquette traditionnelle ou ancestrale, le crémant, la cartagène  ou le jus de raisin. Repas organisé dans le chai avec « Les Mangetous » sur le thème « accords mets et vins ». Sur réservation 04.68.74.04.02. Gouter l’après midi crêpes aux confitures maison et boissons. Animation : meneurs de chevaux de trait et démonstration de travaux dans les vignes.   

 

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Bugarach : Famille Bibbeau avec un stand de la Pastorale Pyrénéenne pour présenter le travail des chiens de berger, repas ou composition de pique nique et crêpes, boissons chaudes. Mise à disposition de tables et de chaises. Repas sur réservation au 04.68.69.12.43

Les chèvres sauront vous faire découvrir leur malice, leur bon lait. Les pélardons, d’autres animaux feront votre bonheur.

Tristan Midoux et Laurianne Bouvier du  hameau des Cloutets ne pourront présenter leurs abeilles heureuses de transhumer de l’Ariège au Narbonnais, en passant par le Piémont Pyrénéen pour des miels tous différents, en raison de l’étroitesse de leur exploitation (Sougraigne), ils seront à la ferme des gascous pour vous permettre de déguster leurs produits.

 

Enfin, d’autres sites sauront peut être  satisfaire les visiteurs, ne pas hésiter à demander le guide pour mieux apprécier les divers lieux de découverte. Puivert et les vaches sympas de Bernard et Marie Roussel (Campserdou- tel 04.68.20.21.54 avec repas sur réservation), les poulets, canards et moutons du Gaec du Méchant pas (Campagne sur Aude 06.37.69.01.50 repas sur réservation), Gaec de Bergnes (Campagne sur Aude 04.68.31.83.79 repas sur réservation), ou bien le pays de Sault avec ses truites de la Fajolle (06.12.21.96.52), Cailla, Rodome ou Galinagues où l’espace test agricole vous jure de vous retenir de longs moments (06.98.70.61.18) autour de ses vaches, chèvres, poules, lait, pain et légumes.. repas en salle chaufféé.

 

Excellente ballade !

02/10/2014

Conilhac-de-la-Montagne Une aubergine hors norme

le monstre dans toute sa splendeur 001.JPG

Bernard Pont cultive son jardin  à ses heures. Il est, comme ses voisins cette année, attentif aux mauvaises herbes (bonnes diront certains) qui ont envahi  les ruisseaux du potager . 

Pourtant, depuis quelques temps, il attendait patiemment que mûrisse une bien curieuse aubergine. Elle promettait d'être grosse, aussi la protégeait-il.

 

Un monstre dans toute sa splendeur :

Lorsque tout dernièrement il est revenu avec sa solanacée, il dut faire face à  l'étonnement des membres de sa famille, voisins et amis..  tous scrutèrent la balance qui affichait 1.200 kg.. La chair parait bien ferme et déjà les questions substantielles se posent  sur le devenir  de l'étrange aubergine, comment l'agrémenter, la cuisiner pour parfaire son goût ?

En effet, il est quand même assez rare qu'aux prémices de l'automne (fin septembre), on cueille encore des aubergines, mais plus encore étonnant qu'elle soit aussi grosse et charnue.

Sa forme, sa grosseur et sa lourdeur étonneraient sans doute les primeurs qui ne sont pas souvent confrontés à de telles dimensions. 

 

Reste à connaître les raisons de telles proportions, il est vrai qu'à Conilhac de la Montagne tournent des éoliennes ...

 

09:26 Écrit par CATHERINE MERCIER dans cuisine, EVENEMENT, mode de vie, NOS VILLAGES | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

28/08/2014

Couiza Un Chef qui accorde la renaissance culinaire à l'architecture du Château des Ducs de Joyeuse

Paul Guilhem, le Chef du restaurant du  Château des Ducs de Joyeuses, jongle avec les produits locaux et authentiques, les revisite, les redessine, les conjugue et les propose à la carte, il s’agit bien là de son moyen d’expression. Vincent Nourrisson, le gérant du château, le conforte dans son travail et nous confie que tous les standards sont respectés, la création à son comble et la clientèle qualifie de gastronomique le restaurant qu’elle n’hésite plus désormais à recommander.

De son apprentissage à l’école hôtelière, le chef trentenaire a su s’adapter à la réalité.  Un Bac Pro en poche il a eu l’audace et intelligence de le compléter harmonieusement de multiples expériences. S’il sait débiter aujourd’hui  une viande brute, la découper, l’exploiter et la parer, il s’assure tout autant lui-même de la bonne marche de sa brigade qu’il oriente résolument vers les valeurs fondamentales d’une cuisine traditionnelle, pourtant renaissante. De la maîtrise totale de ses produits et de tous les moyens dont il dispose, il assume ses plats. 

 

Renaissances architecturale et culinaire, le bon goût s’accorde au site.

Paul Guilhem, ne cherche pas à étonner,  il séduira tout simplement. Tel un artiste du mouvement de la Renaissance dont le Château montre les prémices, il révolutionne les précédentes valeurs tout  en posant  les bases d’une longue période prometteuse à venir, l’artiste s’exprime.

«La France revisitée» lui a permis de sélectionner un plat 100 % terroir : la truite de sa carte sera audoise y adhère parfaitement aux critères. C’est de Gesse qu’il la choisie puissante et sauvage, il connaît tous les stades de son élevage particulièrement délicat. Son caractère la rend généreusement goûteuse et colorée, ce sera une Fario, sans hésiter.  Le mode de préparation et son accompagnement en viennoise qu’il revisite en travaillant l’association  traditionnelle de  la truite et de l’amande donnera à la cuisson « salamandrée » la dimension gastronomique de son plat. Il sait alors allier dans une assiette joliment dressée les asperges du Minervois (Ets Jean)… Et l’amande qui s’amusait, salée, à caresser les papilles en amuse gueule, se révèlera subtile sur le poisson.

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Il aurait pu être bouchon,  mais est devenu grand chef en Haute Vallée. 

A la faveur d’un déménagement depuis Lyon dans son enfance, il s’attache à la Haute Vallée. A priori, aucune culture gastronomique à la maison ne le prédestinait à ce métier, mais la curiosité pourtant a su l’y décider. La fréquentation assidue de la cantine scolaire, a pu faire estimer à notre chef l’aseptisation et l’uniformisation  des goûts qu’elle véhicule. Non pas qu’il les combatte, il les néglige plutôt avec fierté.  Au bon goût, il choisit d’y bâtir son empire. Les convives apprécient  alors la délicatesse, les équilibres multiples et complémentaires de sa cuisine. Une harmonie, un accord parfait ou une symbiose qualifient sans équivoque ses plats qu’ils fussent de viande ou de poisson, d’entrée ou de dessert… 

 

Sa truite, le fromage de chèvre, le magret sont des spécialités revisitées. Son challenge quotidien est de faire rayonner son restaurant : reconquérir une clientèle sur la région tout en affichant un savoir faire solide. Sans courir après les fourchettes, les étoiles ou le prestige Paul veut bâtir de son travail un château aussi solide que celui des Ducs de Joyeuse, joyau de la Ville de Couiza..  

Et si ce dernier  s’avère  caché du visiteur distrait, il sait se révéler et s’afficher dans toute sa splendeur à qui sait le contourner et s’y attarder. Son intérieur que les convives emplissent, le Chef y fait sa cour et marque de son empreinte tel un artiste qui compose, les assiettes, les mets et le site en parfaite osmose. 

Une table à recommander, sans hésiter.

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00:27 Écrit par CATHERINE MERCIER dans actualité, cuisine, EVENEMENT, histoire, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |