18/07/2015

Bugarach : Rapaces fascinants ! l'observatoire des vautours dote Bugarach et son canton d'un nouvel atout majeur

 

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L’inauguration qui réunissait les acteurs et membres bâtisseurs de l’observatoire à vautours sur le territoire de la commune de Bugarach, si elle était importante et marquait une étape déterminante dans son processus de réalisation, est pourtant passée presque inaperçue pour les riverains.

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En effet astucieusement mutualisé pour l’observatoire et le pont romain, un parking permet aux visiteurs de relier deux autres sites touristiques majeurs de Bugarach rapprochés  -en dehors de la notoriété internationale qu’a acquit son pic et son village depuis le 12 décembre 2012-

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Le site, qui regroupe un observatoire, une placette d’équarrissage et un dortoir pour vautours  est situé au cœur de l’Espace Naturel Sensible incluant le château des Templiers du Bézu et le ruisseau Cass-rats, dans ce qui sera prochainement, nous dit très officiellement Jean-Pierre Delors, Maire de Bugarach, le futur Parc Naturel Régional dont la réalisation est prévue avant fin 2020 et qui serait d’ores et déjà actée auprès du Ministère. Ouvert au public toute l’année, son accès est libre et gratuit, accessible aux handicapés. Des tables à l’ombre sont fort appréciables et l’on peut aisément de là découvrir la majesté des oiseaux : les vautours et leur rôle au sein du milieu naturel et agricole notamment pour les éleveurs locaux, par un panneau d’information sur le ENS et sur l’équarrissage naturel) 

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Le retour du vautour en terre audoise s’est fait tout naturellement, cela en fait une particularité

On l’aura bien compris et il fut salué, pour arriver à un tel projet qui fit l’unanimité des partenaires Commune et habitants de Bugarach, CdC de Couiza représentée par J. Hortala et ancien conseiller général porteur du projet, Conseil Départemental, DDTM, Chambre d’Agriculture, instances éducatives (Lycée Charlemagne et Ribambelle)  et des éleveurs, il aura fallu un homme. Un homme qui a de la conviction, un militant tout d’abord de la LPO (Ligue pour la Protection des oiseaux) avant d’en devenir un salarié depuis 2004, il s’agit de Yves Roullaud.

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 « Il aura certes d’abord dû dé-diaboliser l’espèce des vautours qui est en vérité un nécrophage et nullement un affreux prédateur » pour que l’idée qui s’est aujourd’hui réalisée ait pu faire son chemin, nous confiera-t-il. Le volet attrait touristique n’est venu que bien après, nous dévoilera Thierry Rutkowski, responsable de la LPO11, le travail de loin le plus difficile et le plus gratifiant pour nous est que le vautour soit revenu planer et se sédentariser sur le dortoir actuel situé sur la falaise (ou dans ses arbres qui le dessinent) à la Serre du Bec (preuve d’un retour ndl) non pas grâce à une réintroduction (comme dans les Alpes ou le grand Causse, les 3 autres sites français où le vautour se découvre), mais de façon tout à fait naturelle. Pour ce faire, la méthode de l’équarrissage naturel qui fut privilégiée et adoptée à l’unanimité.

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La richesse d’une telle méthode ? Tout d’abord la relation étroite avec les éleveurs locaux sans qui  rien n’aurait été possible (actuellement une trentaine adhèrent, alors que 30 autres espèrent rejoindre cette forme d’équarrissage naturel) puis l’assurance d’une sédentarisation et d’une diversité génétique du fait de l’absence de captivité et/ou d’introduction.

 

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Quelles espèces ? Quelle spécialité  pour chaque vautour ?

Lorsque l’inauguration a eu lieu, vendredi à midi, un soleil de plomb s’abattait sur l’observatoire… Pourtant, un vent léger et une ombre diffuse a permis aux responsables et invités d’admirer le ballet des oiseaux dans le ciel ou leur position sur la falaise à portée d’yeux grâce à des jumelles courantes, ou, pour les plus précautionneux qui avaient porté les leurs.. Six espèces se dessinent et se déclinent sur les panneaux éducatifs installés à demeure, chacun a sa spécificité et son rôle à jouer dans l’équarrissage d’un jeune bovin, d’un caprin ou d’un ovin.. Le nombre des vautours,  s’il ne peut être stable est toutefois comptabilisé par la sédentarisation des couples. En 2000 aucun vautour n’était sédentarisé, alors qu’en 2015 jusqu’à 200 oiseaux sont comptabilisés.

 

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18:49 Écrit par CATHERINE MERCIER | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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