05/04/2015

Rennes-les-Bains Parents d'élèves, paysans, élus tous souhaitent le maintien de leur classe à Renne sles bains

 

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Il y a eu une bonne dizaine de tracteurs qui étaient stationnés ce jeudi à midi à Rennes les Bains. Il n’y a eu peut être effectivement un peu moins que annoncé, mais la mobilisation était là présente et palpable. A côté des paysans, les élus, représentants leur municipalité de Bugarach, Sougraigne et Rennes les Bains étaient également présents. 

 

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Malgré la re-dynamisation du territoire, nos élus sont désespérés 

Les élus, sans cesse aux côtés des parents et paysans dans leur démarche ont tous écrit un courrier à l’inspectrice d’académie dans lequel ils souhaitaient dire combien la mesure de suppression d’une classe était à l’opposé de la revitalisation de leur territoire. 

Jérôme Rousset, Maire de Sougraigne décrivait l’affaiblissement pédagogique engendré par la suppression de cette classe qui ne résoudrait pas les difficultés scolaires des élèves. Il dira combien l’élu local est désespéré lorsqu’il jette toutes ses forces dans la bataille  pour développer  sa zone rurale. Lorsque des logements permanents ou des terrains à bâtir sont mis à disposition. Lorsque, dira-t-il la mayonnaise prend ce qui signifie que des familles s’installent et qu’un des premiers critères s’oriente vers la présence d’une école à proximité. « 7 terrains à bâtir et des maisons en construction illustrent mes propos. « L’école primaire est le premier équipement public de proximité qu’il faut avoir et par là-même le dernier qui doit disparaître. La trésorerie de Rennes les Bains partie à Couiza, on l’a supporté, mais on ne supportera pas le départ de nos écoles ». J.-P. Delors, Maire de Bugarach rajoutait aux propos de son homologue sa demande à ce que les effectifs soient comptabilisés sur plusieurs années et qu’une moyenne soit prise en compte car elle refléterait la réalité du terrain, à savoir d’une région qui ne se meurt pas du tout, mais qui au contraire se dynamise. Un moratoire sur trois ans était également demandé. Dominique Bonnel, représentant la Municipalité de Rennes les Bains tenait à insister sur le fait que des nouveaux résidents s’installent.. Des européens travaillant aux thermes ou des jeunes mamans avec des enfants sans cesse nous contactent pour repeupler la région, c’est une réalité.

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Non au désert rural 

Les représentants des paysans tenaient pour leur part à dire encore combien ils étaient tout à la fois solidaires des autres écoles dont les classes sont menacées, mais  dire également combien la révolte gronde.. Autant dire qu’ils seront totalement suspendus à l’avis de ce mardi 7 avril, mais également du 28 avril prochain. « nous refusons le désert rural » n’hésiteront-ils pas à clamer, tout en soulignant à nouveau leur détermination.

 

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Demain vendredi à 17heures, une délégation de six personnes sera reçue à l’inspection académique. Ce sera peut-être la dernière intervention du monde rural concerné avant que l’avis consultatif du Comité Technique Spécial Départemental ne soit transmis au Conseil Départemental de l'Education Nationale qui prendra sa décision finale le 28 avril prochain.

 

 

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